Le Rêve Hollywoodien et le scénario


« Hollywood, c’est avant tout un fantasme… On se heurte à la dure brutalité de ce système-là qui paraît idéal vu de loin et qui pourtant nous fait revenir.

PIERRE-GILLES STEHR

Chaque semaine, un corps de métier différent de l’audiovisuel témoigne de son rapport au scénario.

Aujourd’hui, la parole est aux scénaristes français spécialistes d’Hollywood.

Le 15 mars dernier se tenait la 98ème Cérémonie des Oscars. Le film Sinners a remporté plusieurs prix dont celui du meilleur scénario original tandis que Valeur Sentimentale du réalisateur norvégien Joachim Trier a obtenu l’Oscar du meilleur film international. Cette actualité nous a donné l’idée de revenir, dans cet article, sur l’épisode de notre podcast “Le Rêve Hollywoodien et le Scénario”, diffusé le 22 janvier 2023, dans lequel cinq scénaristes français spécialistes d’Hollywood nous ont décrit le rapport de l’industrie américaine au scénario et à la profession de scénariste. La parole est à  :

  • Eurydice Da Silva, qui a notamment écrit pour le film La Marginale (Franck Cimière, 2023) et qui a étudié à UCLA. 
  • Pierre-Gilles Stehr, qui a travaillé sur de nombreuses saisons de la série d’animation Falco et qui a aussi étudié à UCLA. 
  • Marine Flores-Ruimi, qui s’est également formée à UCLA et qui a été autrice sur la série Clem ou encore le feuilleton Demain nous appartient
  • Jean Rousselot, traducteur des Aventures d’un Scénariste à Hollywood, de William Goldman et réalisateur de films documentaires pour France Télévisions.  
  • Fabien Suarez, scénariste de Belle et Sébastien et de L’Île au trésor et vice-président de la Cité Européenne des Scénaristes. 

Qu’est-ce qui leur a donné envie de s’intéresser à Hollywood ? Comment s’est passé leur expérience américaine ? Quelles sont les différences et les similitudes entre la France et les Etats-Unis ?

Bienvenue dans cette série d’articles tirés du podcast “Et le Scénario” !


Le rêve américain 

Lorsque l’on pense au cinéma, Hollywood nous vient presque automatiquement à l’esprit. Bercés par les contenus américains depuis l’enfance, nous sommes nombreux (ou étions, par les temps qui courent) à rêver d’un voyage outre-Atlantique. Pour les scénaristes, qui gravitent dans une industrie fortement imprégnée par l’imaginaire américain, une expérience professionnelle aux Etats-Unis peut s’imposer comme une étape obligatoire dans leur carrière.  

« Parce qu’on a baigné dans le cinéma hollywoodien et que nos références en tant que scénariste se sont construites sur les films américains. »
Fabien Suarez

« On sait que les contenus hollywoodiens sont visibles dans le monde entier et les scénaristes états-uniens arrivent, avec les récits qu’ils développent, à toucher des gens partout dans le monde. L’enseignement à UCLA nous montre comment et pourquoi. »
Marine Flores-Ruimi

« Il y a un grand respect du scénario et du scénariste à Hollywood. Le scénario a quand même une place centrale dans cette immense chaîne qu’est l’industrie, cinématographique ou télévisuelle. C’est un fantasme professionnel d’être dans un cadre beaucoup plus organisé. »
Pierre-Gilles Stehr

« Ce qui m’a attirée là-bas, c’est le savoir-faire. J’ai commencé à lire sur le scénario avec des ouvrages américains. »
Eurydice Da Silva

Les Américains et Hollywood 

Nous qui ne sommes pas sur place pouvons facilement fantasmer sur les Etats-Unis mais qu’en est-il de ceux qui ont grandi là-bas ? Ont-ils conscience de la place que tient Hollywood dans l’industrie cinématographique mondiale ?

« Los Angeles a encore un pouvoir d’attraction assez phénoménal. »
Pierre-Gilles Stehr

« Pour les scénaristes, aller à Los Angeles, c’est quelque chose qui revient assez souvent. »
Eurydice Da Silva

« Presque personne ne vient de L.A. Il y a une attirance de la côte est vers la côte ouest pour y travailler. »
Marie Flores-Ruimi 

La vision de William Goldman, scénariste incontournable du Nouvel Hollywood

Auteur de films à succès comme Butch Cassidy et le KidLes Hommes du président ou encore, Princess Bride, William Goldman était un scénariste et réalisateur incontournable du Nouvel Hollywood. Nos invités nous parlent de son ouvrage Les Aventures d’un scénariste à Hollywood, dans lequel il raconte son expérience sur la Côte Ouest, dans les années 1960 et 1970. Longtemps inédit en France, il a récemment été traduit par Jean Rousselot, invité du podcast.

« Goldman est tombé dans le milieu du cinéma sur un malentendu, il était romancier et ne savait pas ce que c’était un scénario. […] Il va dans une librairie à New York, acheter un scénario et trouve cette forme horrible. »
Jean Rousselot

« Quand on lit le bouquin, on se rend compte qu’il a aussi été maltraité. »
Fabien Suarez

« « Personne ne sait rien ». C’est un mantra qu’il s’est répété tout au long de sa carrière. »
Pierre-Gilles Stehr 

Dans son livre, Goldman met en évidence les conditions de travail des scénaristes de son époque

« Je le trouve très lucide. Il y a tout un chapitre où il dit qu’en période de crise, le scénariste n’a aucun pouvoir. »
Jean Rousselot

« C’est un bouquin que tous les scénaristes français devraient lire parce qu’il n’y a pas d’amertume dans le livre. Il a vécu des expériences atroces mais il ne dit pas « je déteste ce milieu, je déteste ces gens ! » On sent qu’il a beaucoup d’ironie, qu’il n’est pas dupe mais il n’y a pas d’aigreur. »
Fabien Suarez

Hollywood vs l’Europe

Les similitudes entre Hollywood et la France, racontées par Goldman dans les années 1980 et toujours d’actualité aujourd’hui. 

« Quand Goldman parle à la première personne de son expérience, je trouve que c’est très actuel. Ça va totalement raisonner avec des expériences que j’avais eues comme scénariste, que ce soit le rapport au réalisateur, au studio, au producteur, à la star et aussi ce rapport à la solitude. Ça n’a pas vieilli du tout. »
Jean Rousselot

« La description du métier est exactement la même, le surinvestissement émotionnel qu’on traverse quand on écrit un scénario, l’épuisement qu’on a à faire X versions et à se demander à chacune « est-ce qu’il faut lâcher, est-ce qu’il ne faut pas lâcher ? Mais si je lâche, quelqu’un d’autre va arriver à ma place et je serais oublié à jamais… » Ce métier n’a finalement pas changé dans sa fonction et dans la manière dont il s’inscrit au milieu des autres techniciens. »
Fabien Suarez

« Il raconte une solitude qui est très prégnante quand on écrit du cinéma. On est proche du romancier, de cette vie monastique. […] Hollywood, c’est avant tout un fantasme… On se heurte à la dure brutalité de ce système-là qui paraît idéal vu de loin et qui pourtant nous fait revenir. […] On ne peut pas exister dans ce métier là-bas sans agent ou manager et c’est lui qui doit vous choisir. Les portes d’entrée sont très très compliquées à défoncer côté américain. En France, un projet peut être produit dès la sortie d’école. […] Aux Etats-Unis, sur le long-métrage, il y a un duo qui se crée qui est beaucoup plus fort qu’en France, qui est le duo scénariste-producteur. Ils développent ensemble et après, ils vont essayer de trouver de l’argent ou un studio et ce qu’ils disent beaucoup c’est que, de plus en plus, dans les studios, ce sont des mecs qui sortent d’école de commerce qui gèrent et ils ont leur logiciel qui n’est pas forcément créatif et artistique. […]
Pierre-Gilles Stehr

« Personnellement, je trouve que la brutalité est ici. Je suis revenue mais j’espère y retourner parce que je trouve que quand on apprend une façon de travailler où tout fonctionne, où tout est fluide, il y a tellement de choses à changer ici. […] Le vrai équivalent du studio américain n’existe pas en France et les showrunners sont agacés par les retours très orientés business, marketing ou algorithme des executives. Tous les producteurs français ne font pas des mauvais retours, tous les producteurs américains ne font pas des excellents retours mais personnellement, j’ai été frappée par la qualité des retours, beaucoup plus pointus, aux Etats-Unis où les gens savent lire et écrire des scénarios. […] En France, il n’y a pas trop le droit à l’erreur, s’il y a une tentative de genre et que ça ne fonctionne pas en audience alors c’est fini, on peut plus en faire. »
Marie Flores-Ruimi 

« En France, on peut avoir des projets personnels qui sont produits, on n’est pas showrunner mais on peut être catapultés, il y quand même cette possibilité-là. Si on est scénariste émergent et qu’on veut pitcher un projet à un producteur, on peut aller dans un festival, il y a des moyens de se faire lire. Alors que là-bas, il faut avoir écrit des pilotes, avoir un agent. »
Eurydice Da Silva

L’expérience américaine

Nos invités nous racontent leur expérience outre-atlantique. Pourquoi ont-il sauté le pas ? Que cherchaient-ils à Hollywood ?

« J’étais parti du principe qu’il fallait que j’aie un succès en France pour essayer de partir et c’est ce qui s’est passé avec la trilogie de Belle et Sébastien écrite avec Juliette Sales, qui a très bien marché en France. Avec Clément Miserez, le producteur français, on a monté une société de production et on a développé un projet qui était une nouvelle adaptation de l’Appel de la forêt. On a écrit en anglais, le scénario a été validé par un gros studio français qui s’est attaché au projet […] On a été jusqu’à Kevin Costner qui a lu le scénario et a dit « oui » ! Alors, on a commencé à négocier mais au moment où la Fox a été rachetée par Disney, il y avait un autre projet d’adaptation de L‘Appel de la forêt qui était dans leurs tiroirs. Disney a paniqué, ils ont ressorti le projet de la Fox avec un soutien de la région Californie, ils ont embarqué Harrison Ford et les Français se sont rétractés. »
Fabien Suarez

Premiers jours à UCLA

« Le campus était très grand. J’avais l’habitude des facs plus petites. J’étais la seule française ! Dans mon groupe, la plupart étaient américains. On était 30. Il y avait des masters class et des séances en atelier, deux par semaine. Très vite, il y a eu du travail collaboratif et c’est ce qui m’a marquée. Chacun devait développer un projet de long-métrage et on devait en écrire deux dans l’année, ce qui me semblait impossible ! Toutes les semaines, on devait écrire dix pages, qu’on lisait en commun. On apprenait vraiment à faire des retours aux autres sur leur travail, et inversement. »
Eurydice Da Silva

« J’ai exactement la même expérience qu’Eurydice. J’étais aussi en cinéma, je devais écrire deux continuités dialoguées en 9 mois, la deuxième en 8 semaines et je me disais que je n’allais jamais y arriver ! Mais en fait si. Je trouve qu’ils ont un énorme respect de la V1 contrairement à la France. Ce qui m’a aussi marquée, c’est la culture du storytelling. Dans ma classe, même les gens qui ne voulaient pas être acteurs savaient tous lire les scènes, j’avais l’impression d’être face à des comédiens professionnels. Tout le monde lit les scènes de tout le monde, fait des retours. C’était hyper vivant. »
Marie-Flores Ruimi

« J’avais l’impression de rentrer dans un train qui part à toute vitesse et duquel on ne peut plus descendre, sinon on meurt. Toutes les dix semaines, c’est un nouveau scénario à partir de zéro. Ils incitent à ne même pas venir avec des idées ou à recycler de vieux projets. On rentre dans une espèce de transe car il n’y a pas d’autre choix que d’écrire en automatique. La V1 a même un nom là-bas : le « shitty first draft » ou le « vomit draft ». En France, la V1 reflète déjà la fin d’un process qui peut prendre des mois – passer au dialogue, c’est presque un acte précieux – là où aux Etats-Unis, je me rappellerai toujours la phrase d’un de mes instructeurs qui disait « vous ne savez pas sur quoi vous écrivez tant que vous n’avez pas fait une V1. » Elle a vraiment un rôle exploratoire. […]  

La plus grosse différence que j’ai sentie dans la manière d’appréhender ce métier, notamment pour les entrants, c’est l’idée du « spec ». Aux Etats-Unis, un projet n’existe pas s’il n’y a pas de scénario. Tu as un script ou tu n’as pas de script, en télé, tu as un pilote ou tu n’as pas de projet. UCLA est structurellement fondée sur ce principe puisqu’on n’y fait qu’écrire des pilotes car le marché est structuré pour les lire. Il est aussi structuré avec un écosystème de concours, de fellowships dans lequel le scénario écrit sert de carte de visite à un jeune auteur. »
Pierre-Gilles Stehr

UCLA, ça vaut le coup ? 

Les trois scénaristes ayant fait le Professionnal Program à UCLA nous font leur retour d’expérience. 

« Moi c’était il y a plus longtemps, personne ne savait ce que c’était UCLA. En rentrant, ça vraiment été le désenchantement. Cela ne m’a pas aidée en termes de visibilité mais ça m’a énormément aidée dans le travail. Après mon retour, j’ai travaillé sur une série de comédies où il fallait écrire des sketchs et il fallait en pondre 10 par semaine. Comme j’avais fait cette formation-là, j’ai pu le faire mais cela a mis un peu de temps entre le moment où je suis rentrée et le moment où j’ai eu mon premier travail de scénariste. […] On a été formé au fait que l’écriture est synonyme d’entendre des retours et faire des retours aux autres aussi. »
Eurydice Da Silva

« Moi j’ai eu un semi-désenchantement. Je pensais que ça allait quand même m’ouvrir plus de portes, que les producteurs français allaient être plus intéressés par ce côté américain, et en fait, pas forcément. »
Marie Flores-Ruimi 

« Je sens un peu plus cette idée de curiosité chez des producteurs, y compris ceux avec qui je travaillais déjà. La formation m’a fait énormément de bien. J’en viens à me dire que vivre de l’écrit, c’est déjà un achievement. »
Pierre-Gilles Stehr 

Pour ceux qui voudraient tenter l’aventure

Les meilleurs conseils de nos invités pour les scénaristes qui souhaiteraient se former ou gagner en expérience à l’étranger.

« Je conseillerais d’y aller en gardant à l’esprit que c’est beaucoup de sacrifices, qu’il faut se préparer pour aller aux Etats-Unis, pour l’aspect formation. Pour l’aspect travail, il ne faut pas partir aux Etats-Unis sans rien et en se disant « sur place, je vais trouver. » […] Si l’objectif c’est d’aller se former là-bas avec l’idée de revenir en disant qu’il y a des choses à faire ici, qu’on a des leviers pour améliorer la façon de travailler en France, c’est assez génial parce qu’il y a du travail, un horizon de possibilités de changement et je pense que c’est plus réaliste de se dire « j’apprends de là-bas et j’essaie de changer des choses ici » plutôt de se dire de travailler aux Etats-Unis. »
Marie Flores-Ruimi

« Cela dépend d’où on en est dans notre carrière. Maintenant ici, il y a plus de possibilités et de formations de scénario. Il n’y en avait pas autant avant, surtout en télé. Donc de faire des premières expériences ici, d’avoir un peu de travail qu’on peut faire à distance et puis, bien sûr, partir parce que cela apporte beaucoup. Et d’être bien clair sur les objectifs qu’on a et réaliste aussi. »
Eurydice Da Silva

« Partir, évidemment, c’est super. Pour les scénaristes, il faut avoir conscience qu’en tant que Français, on part avec le plus grand handicap qui est celui de la langue. Ce n’est pas notre culture donc cela joue sur l’humour, sur les relations, sur la manière de parler. Déjà, en tant qu’Américain, il y a une compétition. Les gens n’ont pas forcément conscience du nombre de personnes qui veulent faire ça là-bas. Devenir scénariste en France, cela demande, certes, des privilèges, mais c’est incomparable au niveau d’entrée qu’ils ont là-bas. A 18/20 ans, ils ont écrit des scénarios, ils ont déjà une culture du storytelling extrêmement aiguisée avant même de commencer leurs études spécialisées dans le scénario. Je conseillerais aux étudiants français d’aller regarder du côté de Serial Eyes, c’est une espèce de consortium de facs, écoles européennes, il y a la London Film School, la Femis etc. Ils ont créé ensemble un réseau avec des programmes qui sont, pour la plupart, en anglais et que ces méthodes de travail à l’américaine ont imprégnés. Aujourd’hui, faire Serial Eyes a plus de valeur sur le marché européen que de faire le Professional Program de UCLA. […]

En revanche, il faut admettre qu’il y a quelque chose qui est vraiment du registre du possible à Hollywood. L.A est une ville avec tellement de gens passionnés dans tous les domaines, du chef-op à l’aspirant comédien, que partir, par exemple, avec un projet de court-métrage en tête, à tourner là-bas, sur un visa touriste de trois mois, c’est vraiment quelque chose de faisable quand on est jeune et qu’on a l’énergie pour. »
Pierre-Gilles Stehr 

« Il faut avoir conscience que si on va à L.A avec l’intention de percer, c’est une ville où on peut très très vite se retrouver très seul parce qu’elle est gigantesque, elle vous avale complètement, donc il faut, soit connaître des gens, soit avoir une capacité à sociabiliser très très forte, ce qui n’est pas le cas de tous les scénaristes. Si on est timide à Los Angeles, ce n’est pas évident. Autre conseil : avoir son permis. […] Il y aussi l’Angleterre qui est une espèce de pont vers les États-Unis, qui permet d’abord d’écrire en anglais, de pratiquer, à la fois la dureté des producteurs et en même temps, leur côté matter of fact, leurs retours. C’est tout près, c’est moins cher, c’est une passerelle intermédiaire. »
Fabien Suarez

« Ce que je retiendrais c’est vraiment l’idée que c’est très dur même pour les plus grands et plus grandes d’entre nous mais que le travail, la patience, accepter de se prendre des coups dans la gueule peuvent finir par payer. Avec un bon moral, il y a une possibilité d’arriver quelque part. »
Jean Rousselot

Nous remercions chaleureusement nos invités pour leur partage d’expérience et leurs conseils ainsi que notre podcasteur Baptiste Rambaud !

Réécoutez l’épisode ici :

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