Apprendre à écrire à la radio : le pari de Divergence et de la Cité !


Découvrez l’interview de Bruno Bertrand, Responsable d’antenne de Divergence FM et François Delski, scénariste, chargé des contenus audiovisuels de S comme scénario et chroniqueur pour Divergence !

Depuis la rentrée 2026, la Cité a le plaisir de s’associer à la radio montpelliéraine Divergence, autour d’une chronique écrite et réalisée par François Delski : « Comment fonctionne une histoire« .
Chaque semaine, François vous guide pas à pas dans l’écriture, que vous planchiez sur un scénario, un roman, une nouvelle ou une pièce de théâtre. Notre pari (un peu fou !) : vous permettre de terminer votre histoire d’ici la fin de l’année 2027 ! Alors à vos plumes !


D’où vient l’intérêt de Divergence pour les récits ?

Bruno Bertrand : Divergence, au travers de ses émissions, de ses créations radiophoniques, de ses jingles et de sa couleur d’antenne, a toujours tenté, depuis 40 ans, de raconter une ou des histoires à ses auditeurs, aussi bien par la forme que par le fond des sujets traités dans notre grille des programmes. Une grille des programmes est un récit qui se déroule 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, où différentes thématiques sont entremêlées.

Pourquoi avoir choisi de vous associer à la Cité ?

Bruno : Divergence a fait le choix de s’associer à la Cité dans le cadre d’une belle rencontre avec Pauline et François, qui ont un métier fascinant. Je me suis toujours dit que j’aimerais écrire un scénario ou un livre. Or, François, au travers de sa chronique, donne les clés pour construire un récit. Comme c’est une envie que j’ai, je me dis que pas mal d’auditeurs doivent aussi avoir cette envie et que, peut-être, la chronique suscitera des vocations.

ET TOI François, comment prépares-tu tes chroniques ?

François : J’ai d’abord listé les différents sujets que je voulais traiter sur toute l’année scolaire, en essayant de créer quelque chose de graduel : on commence en septembre par les bases de la narration, pour ensuite aller un peu plus en profondeur, parler de la réécriture à partir de mai et terminer sur les enjeux de la publication et de l’envoi aux producteurs et aux éditeurs.

Ensuite, l’écriture peut prendre une bonne journée (voire deux, si je manque d’inspiration). Le tout est validé par Pauline Rocafull, déléguée générale de la Cité, et enfin l’enregistrement et le montage me prennent une journée également. Donc au total, une chronique me prend 2 à 3 jours de travail !

Pourquoi est-ce important de proposer un accompagnement à l’écriture ?

François : J’avais lu un sondage qui affirmait qu’un quart des français avaient déjà envisagé d’écrire un roman, mais que seulement 5% avaient franchi le cap et terminé un manuscrit. Et c’est compréhensible, c’est vertigineux d’écrire une histoire ! Ce sont des semaines, des mois, voire des années de travail, à essayer, se tromper, réécrire. C’est une expérience créative inestimable et très fun, comportant beaucoup de montagnes russes émotionnelles, mais qui n’est pas facile.

Donc si via des petites chroniques de quelques minutes on peut donner des bons conseils pour vous simplifier la vie et rendre l’expérience plus agréable, et vous permettre d’enfin terminer l’histoire que vous avez en tête depuis des années, on a atteint notre objectif !

Bruno : Les histoires, même si elles n’existent que dans notre esprit, permettent de s’évader, de construire d’autres mondes, d’imaginer. Je pense que l’écriture permet de structurer notre pensée, ce qui peut servir dans n’importe quel compartiment de nos vies. À une époque où notre cerveau est sollicité en permanence par les écrans, prendre du temps pour imaginer et écrire permet de se recentrer sur soi.

Quels sont, à votre avis, les plus grands freins à l’écriture que les auditeurs rencontrent ?

Bruno : La plupart des gens ont des choses à raconter, mais n’osent pas le faire, car ils ne se sentent pas légitimes et n’ont pas les outils pour construire un récit. Avec la chronique de François, nous essayons de gommer ces contraintes et de donner envie aux auditeurs de se lancer.

François : Je rejoins Bruno. Je pense que beaucoup de personnes ne savent pas trop comment se lancer et n’ont pas forcément les outils de narration pour les épauler. Et aussi, il y a souvent l’envie de créer quelque chose de presque parfait dès le premier jet, pour ne pas devoir faire face à un « échec » et se dire que notre histoire est mauvaise et mal construite, alors qu’on a passé des mois dessus. Sauf que tous les scénaristes et les auteurs vous le diront : le premier jet est toujours mauvais ! Et ce n’est pas grave car vous êtes le seul à le savoir. Donc vous pouvez réécrire autant de fois que vous voulez !

Retrouvez la chronique « Comment une fonctionne une histoire » sur le site de Divergence FM, tous les mardis matin : https://divergence-fm.org/shows/comment-fonctionne-une-histoire/

Un grand merci à Bruno Bertrand et à toute l’équipe de la radio pour leur confiance !

La radio Divergence est une radio associative, fondée à Montpellier en 1987 et aujourd’hui diffusée sur 155 villes de France. Résolument engagée, elle propose des chroniques culturelles, des réflexions de société et des critiques musicales et cinématographiques.

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