Collaborer après le Compagnonnage : portraits de nos Alumni Eloïse Le Priol, Gaël Jacquemin et Romain Bourceau


Comment vous êtes-vous rencontrés ? Votre collaboration est-elle née dès la formation au Compagnonnage ? 

On s’est rencontrés à la Cité et on a eu l’idée de La Bande des Zarbis pendant le premier mois de formation ! Ensuite, on a continué à développer le projet pendant le compagnonnage, dès qu’on avait un petit moment entre deux rendez-vous. Notre seule exigence de départ, c’était d’écrire la série qu’on aurait aimé voir enfants. 

Comment est né le projet La Bande des Zarbis ? Quelles sont vos inspirations ?

La toute première version est née pendant un cours du scénariste Ludovic du Clary sur le pitch. Il nous a fait écouter une musique à partir de laquelle on avait cinq minutes montre en main pour inventer une histoire. C’est comme ça qu’est né Serpentin, l’un de nos trois héros. Disposer d’un temps très court, c’était un bon moyen de se concentrer sur l’essentiel ! On n’a pas eu le temps de trop intellectualiser le truc ou de partir dans mille directions. On s’est laissé porter par des références comme les Schtroumpfs  ou le Marsupilami. La série Miraculous nous a donné envie d’adopter la forme du save and rescue. L’idée c’était de garder une structure simple pour s’offrir le luxe d’explorer un univers qu’on imaginait foisonnant et déjanté ! Quand on a rencontré Théo Guyot, qui nous a fait une super proposition de direction artistique, on lui a parlé du travail de l’illustrateur et réalisateur Benji Davis, dont la douceur et la fantaisie nous touchaient.

Pouvez-nous parler du processus d’écriture collaborative à trois ?

On a d’abord beaucoup, beaucoup discuté ! Quand on a eu assez de matière, on a partagé la rédaction de façon assez intuitive : Gaël a structuré une première mouture du concept, Romain des intentions et un épisode et j’ai écrit un premier jet des personnages. Après, on a tout croisé ! L’idée, c’était de tirer partie de nos forces respectives. 

Pourquoi avoir choisi de déposer le projet au Festival Atmosphères ?  

Eloïse connaissait le festival pour y avoir pitché un tout autre projet il y a plusieurs années (une série comique sur le sabotage écologique) avec deux amies. 
Oui, ça avait été une expérience géniale qui nous avait donné beaucoup d’énergie et nous avait aidées à déclencher une option. J’attendais une occasion de retourner à Atmosphères, ça a été avec Gaël et Romain sur La Bande des Zarbis !

Comment s’est déroulé l’exercice du pitch ?

Matias De Sa Moreira, que connaissait Gaël, nous a aidé à réécrire notre pitch et à répéter encore et encore. Ensuite, on a été sous la bonne étoile de Martine Guillaud, notre coach sur le festival. Tout ça a fait qu’on est arrivé sur scène bien préparés et heureusement car l’exercice est assez impressionnant ! En tant que scénariste, on a rarement l’occasion de partager directement nos idées avec un public, ces espaces de rencontres sont très précieux ! C’est déjà une première façon de faire exister La Bande des Zarbis 

Où en est le projet depuis la dotation Atmosphères ? Votre collaboration se poursuit-elle sur d’autres projets ? 

Les retours du jury et les fiches de lecture offertes par les Lecteurs anonymes et le festival nous ont ouvert plein de nouvelles pistes ! On prend le temps de les explorer !


Nous remercions chaleureusement Eloïse, Gaël et Romain pour cet entretien.

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